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Présentation

Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /Mars /2009 09:35

Le château de la Hunaudaye


1- Situation géographique

Le château de la Hunaudaye fut construit en 1220 sur un ancien cite gallo-romain. Il se trouve aujourd'hui isolé en pleine campagne dans un ancien marécage, en lisière de forêt.

Il se situe dans la commune de Plédéliac en Côtes d' Armor.


Plédéliac



A l'époque le château avait été construit là pour servir de frontière entre le Penthièvre (Lamballe) et le Poudouvre (Dinan), tout comme l'Arguenon située à deux kilomètres.


2- Plan du château


Il s'agit d'un château fort de plan pentagonal irrégulier, à 5 tours reliées par des courtines continues, sans donjon, à défense verticale, avec entrée à pont levis, et entouré de douves. Adossé aux courtines ouest, un logis, ruiné, possédait une salle avec cheminée monumentale de 18 m de long ; il conserve les vestiges d'un escalier tournant à retours. La chapelle occupe l'étage supérieur de la tour sud-est. Les toitures, détruites lors de la Révolution, n' ont pas été restituées lors des restaurations successives du château.



Lexique :

courtines : Partie de rempart comprise entre deux tours.

un escalier tournant à retours : Escalier tournant où on peut monter et descendre.

la Révolution : Elle est une période de l'histoire de France qui commence en 1789 et s'achève

en 1799.

restituées : Rétablies, remises en son premier état.


Adresse:
Château de la Hunaudaye
22270 PLEDELIAC 

Tél : 02 96 94 82 10
Fax : 02 96 94 19 09



3- L'histoire du chateau


Le château de la Hunaudaye a été construit en 1220 par Olivier Tournemine, la famille demeurera propriétaire du château pendant trois siècles. Le château protège la rivière de l'Arguenon qui constitue la frontière entre le pays de Lamballe appelé alors le Penthièvre et le Poudouvre, correspondant au pays de Dinan.


Le château a été détruit au début de la guerre de succession de Bretagne (1341-1364) qui a opposé deux grands seigneurs bretons; d'un côté, l'armée de Jean de Montfort, bientôt soutenue par les anglais, de l'autre, la famille de Penthièvre, alliée à la famille de Blois et  soutenue par les Français. La reconstruction du château s'étale sur tout le 15°siècle.


Pendant la révolution française, des habitants de Lamballe incendient le château de la Hunaudaye. Suite à l'incendie, le château sert de carrière où les habitants prennent des pierres qui servent à construire leurs maisons. Après l'effondrement du château, l'État décide de le classer monument historique en 1922. Depuis 1975, l'association du château de la Hunaudaye gère le lieu et l'ouvre au visiteurs. Aujourd'hui l'association et le ministre de la culture mènent un projet d'aménagement


Cour intérieure : Du château de la Hunaudaye.



Lexique:

carrière: endroit à ciel ouvert où l'on entrepose des matériaux de

constructions.

Cour intérieure: Cour qui se trouve dans l'enceinte du château.

Rivière de l'Arguenon:l'arguenon est une riviere côtiere française du departement des Côtes d'Armor dans la région de bretagne qui se jette dans la manche.




4- Visite guidée par Gullaume au château de la Hunaudaye


Lundi 23 Février 2009


Au début Guillaume nous a montré les différentes meurtrières : les archères, les canonnières et les mâchicoulis.

Les archères : ouvertures pratiqués dans une muraille pour tirer à l'arc ou à l'arbalète

les canonnières : Meurtrières, ouvertures étroites par où on peut tirer le canon

les mâchicoulis : galeries saillantes d'un château fort, d'une fortification avec des ouvertures par lesquelles on pouvait jeter des projectiles.


Il nous a montrés les étangs aux alentours du château, les douves, le pont levis, puis on est rentré dans la cour du château,  la visite a commencé.


Il nous a montré le puits et nous a indiqué le nom des différentes tours :

  • la tour de la Glacière

  • la tour Seigneuriale ( la plus importante)

  • la tour de la Chapelle

  • la tour militaire

  • la tour noire.


Puis nous sommes allés les visiter, ensuite nous sommes descendus dans les caves. Remontés dans la cour il nous a expliqué le placement du banquet. On se plaçait en U, le seigneur se plaçait en haut de la table constituée de tréteaux surmontés d'une planche de bois. Le fils du Seigneur se plaçait à sa gauche et sa femme à sa droite. Les serviteurs emmenaient et ramenaient les tranchoirs. Le mot « copain » viendrai du mot « compagnon de pain », quand il n'y avait pas assez de tranchoirs( tranche de pain qui servait auparavant d'assiette) pour tout le monde c'était un pain pour deux. Les repas se préparaient dans la cuisine qui se situait à côté de la dalle égouttoir (dalle qui servait à mettre les déchets pour ensuite qu'isl aillent dans les douves).

La cuisine était munie d'une grande cheminée, d'un four et d'un évier aménagé au sol. Au menu du festin au choix : sanglier, chevreuils, anguilles, brochets.



Ensuite Guillaume nous a montré ce qu'on appelle la chapelle où selon la légende un moine a été emprisonné par une duchesse qu'il avait accusée de passer son temps aux jeux de hasard. Durant son enfermement le moine aurait sculpté des figurines religieuses, puis en sortant il serait mort de fatigue.

Puis, nous avons pris la direction des caves, il faisait très sombre, c'était bien pour garder les aliments et le vin. Nous sommes allés visiter les cinq tours, il nous a expliqué pourquoi dans la tour Seigneuriale, le Seigneur n'était pas placé au rez-de-chaussée ni au dernière étage, car les ennemis pouvaient facilement envahir son château. Après il nous a laissé 30 minutes pour explorer le château, pour nous imprégner des idées pour le roman qu'on allait devoir écrire la semaine suivante.

Enfin nous nous sommes réunis dans une salle pour qu'il nous parle de l'enluminure, il nous a distribué des feuilles de parchemin et nous a montré le matériel nécessaire pour faire de l'enluminure.



Four à pain ( de ce qu'il en reste )



Article écrit par : Julie, Mathilde, Marie F, Charlène (L'histoire du château),
                    Amélie, Maiwenn, Carl ( la visite du château).


Par Hunaudaye
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Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /Mars /2009 08:35
L'atelier écriture avec Marie-Florence Ehret



1. Biographie

Marie-Florence Ehret est née à Paris et y vit toujours. Après avoir étudié les lettres et la philosophie, elle s'est mise à l'écriture de livres pour adultes et pour enfants. Elle écrit également de la poésie. Elle voyage dans toute la France mais également en Afrique et en Asie et participe à des ateliers d'écriture avec des collégiens, ce qui lui permet de rencontrer son public.


2. Bibliographie


Littérature jeunesse :




Comme un coquelicot. Bayard jeunesse, 2005.

Mathilde a été confiée à la garde d'une dame, tatie Jeanne, car son père est mort et sa mère va de dépression en dépression. Plus tard, elle rencontre une vietnamienne qui elle aussi s'est fait adopter. Les deux filles vont devenir inséparables, jusqu'au départ de Kim pour New-York. Le chagrin de Mathilde sera immense mais de courte durée, car elle va être invitée à partir là-bas en vacances. Elle aura l'heureuse surprise d'apprendre que tatie Jeanne va l'adopter officiellement.



Fille des crocodiles. Édition Thierry Magnier, 2007. Â Nanou, la plupart des familles appliquent les coutumes. Mâ, elle, refuse que ses petites-filles soient excisées. Fanta, qui voudrait être comme les autres, se sent un peu perdue... Elle ne sait quel avenir l'attend. Ira-t-elle un jour en France rejoindre Delphine, sa mère, qu'elle n'a pas vue depuis cinq ans, ou se mariera-t-elle au village? Delphine travaille à Paris.
Une femme noire qui s'occupe d'enfants blancs.


Littérature générale :




De la nature de la lumière


Un journal rêveur accompagné par la lecture du De Natura Rerum de Lucrèce. De lecture plus facile qu'on pourrait le croire : la physique quantique, la poésie latine y sont effleurées dans une caresse amoureuse de l'esprit plus qu'elles ne sont pensées. Une invitation à la philosophie, à partir de seconde.






3. Interview de Marie-Florence Ehret


1) élève - Depuis combien de temps écrivez-vous ?

MFE - J'écris depuis 22 ans.

2)Ou trouvez-vous votre inspiration ?

Je la trouve dans la vie réelle.

3)Quel est le titre de votre dernier livre ?

« Fille des crocodiles »

4)Comment vous est venue l'idée d'être écrivaine ?

A force de lire des livres.

5)Travaillez-vous sur un nouveau livre en ce moment ?

Oui, « Berlin 73 », mais je n'en dirai pas plus aujourd'hui ...

6)Travaillez-vous souvent dans des écoles ou collèges ?

Oui, assez souvent, mais c'est la première fois que je fais un travail d'écriture de nouvelle en si peu de temps avec des élèves de 5ème.

7)Aimez-vous cela ?

J'aime beaucoup cela.

8)Avez-vous été directement confrontée aux situations décrites dans vos livre comme par exemple dans « Fille des crocodiles » ou les personnes lutaient contre l'excision ?

Non, pas directement.

9)Combien de temps mettez-vous pour écrire un livre?

De 6 mois à 1 ans.

10) Dédicacez-vous souvent des livres?

Oui, dans des salons.

11) Avez-vous déjà reçu un prix ?

Oui, le prix du 1er roman.

12)Comment vivez-vous votre carrière?

Je suis très heureuse des découvertes que je fais grâce à mon métier.


Article écrit par : Olivia, Maelle, Melissa, Chloé.
Par Hunaudaye
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Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /Mars /2009 08:32

La vengeance du Moine



Ce matin, comme tous les matins, Pierrette, va apporter son petit déjeuner à Dame Tournemine.


- Madame veut du gibier ! ordonne Pierrette au maître- queue, elle me l'a dit hier.

- Je le prépare, dit-il.

Elle appelle les hommes chargés de dresser la table puis elle prend le plateau et monte dans la chambre de Dame Tournemine.

Elle aperçoit une carte à jouer déchirée à côté du lit, se baisse pour la ramasser. En se relevant, elle voit la Dame, étendue sur son lit, raide. Morte ?

Un cri effroyable sort de la bouche de la jeune fille.


*


Une semaine plus tôt, Dame Tournemine avait passé joyeuse soirée au Château. Un bon feu flambait dans la cheminée de la Tour. Elle avait invité trois comtes de ses amis et ensemble ils avaient joué au tarot toute la nuit comme elle aimait le faire.

Et elle avait gagné beaucoup d'or, tandis que ces partenaires étaient repartis déçus dans leur château.

Car il faut avouer que Dame Tournemine aimait jouer, et gagner ! On murmurait même au village qu'elle avait autrefois fait emprisonner un moine qui avait osé le lui reprocher !


*


Tout le monde accourut aux cris de la servante.

Dame Tournemine était bien morte !


- Que s'est-il passé ? demanda un des serviteurs

- Je ne sais pas, je suis entrée et je l'ai trouvée comme ça ! pleurnicha Pierrette qui tenait toujours dans la main la carte froissée.

Soudain, on entendit des pas dans le couloir. C'était le comte et sa garde.

- Pourquoi tout ce chahut, gronda-t-il en entrant, rouge de colère.

Une servante résuma la situation. Le comte qui était si rouge devint tout pâle. Il se tourna vers Pierrette.

- Ainsi vous avez tué votre maîtresse ! Qu'on l'emmène, hurla-t-il à l'adresse de ses gardes.


*


Jean, le fils de Pierrette, ne peut croire que sa mère soit coupable d'un tel meurtre. Elle lui remet la carte qu'elle a trouvée sous le lit de sa maîtresse. Le comtesse a-t-elle été tuée par un de ses partenaires de jeu ?


*


Le comte Hubert est le premier suspect de Jean. Il a perdu de nombreuses fois contre elle.

Les oiseaux chantent et les grillons criquètent tandis que le jeune homme s'achemine vers le château de Lamballe.

Sur la lice, un tournoi se déroule entre deux chevaliers très expérimentés.


- Le perdant devra donner ses deux chevaux les plus rapides au vainqueur ! explique à Jean un paysan qui assiste au spectacle.


Le chevalier de Dinan perd contre le chevalier de Rostrenen

Le combat terminé, ils vont dans l'écurie et discutent avec le palefrenier. Jean entre dans la conversation et essaye de se renseigner sur la position du duc car il n'a pas compris ce que lui en a dit le paysan.


- Et où est donc le duc ? demande-t-il. J'aimerais le saluer de la part de mon seigneur, le comte de Tournemine.

- Je crains qu'il ne puisse vous recevoir, lance le chevalier de Rostrenen, tout fier de sa victoire. Il est bloqué dans son lit depuis presque une semaine !

Il ne peut donc être le meurtrier, pense Jean.

Le deuxième suspect est le duc d'Orléans.

Jean entre dans le château et voit la foule devant le four à pain. Il demande à une paysanne où est le seigneur. La paysanne lance :


- Il est dans la cour en train de recevoir les gens qui se plaignent, vous savez, notre seigneur est un homme très bon et très généreux, qui rend bien la justice.

- Merci, dit Jean.

Un tel homme ne peut donc être un assassin !


*


Jean se rend alors au château du troisième partenaire de jeu de dame Tournemine. Il commence à désespérer.

Il frappe à la porte mais personne ne vient lui ouvrir. Il entre.

L'ambiance est chaleureuse, les cheminées sont allumées. Le feu flambe. Un banquet a eu lieu au château. Un conteur se tient au centre des tables. Il raconte une légende. C'est l'histoire d'une dame qui jouait au tarot. Elle s'était fait blâmer par un moine. Furieuse elle l'emprisonna pendant dix ans. Jusqu'au jour où elle joua la liberté du moine, et perdit. Mais à peine libéré, le moine mourut.

Jean se souvient des bruits qui couraient sur le compte de dame Tournemine. Et si la carte déchirée était la signature du Moine et non celle d'un joueur ?


*


Jean retourne en hâte au château de la Hunaudaye.

Il se déguise en conteur et raconte la légende du Moine au Comte.

Le Comte est troublé. Il se souvient qu'en effet, sa femme a fait emprisonner il y a bien longtemps un moine qui lui avait fait des reproches. Qu'est donc devenu ce moine ?

Le Comte descend avec ses gardes dans le cachot vide. Sur les murs sont sculptés des figures religieuses.

On peut lire aussi : Crains Dieu.

Le Comte comprend alors que sa femme a été victime de la punition divine, et il fait libérer la pauvre Pierrette.

 


Auteurs : Annaelle, Maiween, Louis, Baptiste M, Alexis, Marine, Carl, Amélie, Tanguy, Clémence, Jean, Baptiste P, Ruben, Erwann, Marie M.




Un vassal félon




En 1223, le Roi de France invite tous les vassaux et seigneurs de son royaume à un grand banquet amical.

Il fait aménager une grande salle dans son château et va chasser chaque jour pendant un mois pour être sûr de ne pas manquer de viandes.

Le brouhaha règne. Il y a des rires, des cris. Tout le monde est énervé et joyeux.

Mais l'amitié n'est pas vraiment le thème de cette réunion. En effet, on chuchote que le Roi a une terrible nouvelle à révéler aux seigneurs présents.

Et en effet, le Roi lève son verre et crie :


- Mes chers amis, j'ai une importante nouvelle à vous annoncer ! Mais auparavant je veux lever mon verre au nom de notre amitié et au nom de Dieu !


Au moment où il commence à boire, une servante maladroite le bouscule et renverse sa coupe au sol !

Le roi est fou de rage


- Pardonnez-moi, Sire... j'ai quelque chose à vous dire....

- Débarrassez-moi de cette idiote, dit le Roi sans l'écouter
- Mais sire, c'est impor...
Mais le roi ne l'écoute pas.

- Il y a un traître parmi nous, crie-t-il.

Les seigneurs surpris restent bouché bée.

- Le traître c'est... AAARRRRGGGHHHH !!! Sa voix se brise. Il tombe, crie à la mort, se roule dans tous les sens.


Tous les invités se précipitent vers lui. Les serviteurs s'affolent.


*


Le corps du roi est étendu sur son lit, presque sans vie. La chambre est très sombre, très froide. Une servante allume le feu pour tenter d'éclairer et réchauffer un peu la pièce.

On n'entend que les pleurs des femmes.

La Reine Héloïse a séché ses larmes. Elle écrit une lettre à Pierre le barbu, le meilleur guérisseur du pays.

« Très cher Pierre, le Roi, mon mari est mourant. Il a subi une tentative d'empoisonnement. Venez-vite s'il vous plaît »

Elle confie la lettre à un messager et lui recommande de se hâter.

Le Roi a repris conscience. Il fait signe à son épouse d'approcher et d'une vois mourante lui murmure :


- Je vous confie, ma Dame, le château jusqu'à la majorité de notre fils. Je vais mourir, hélas ! Prenez garde au comte...


Le Roi ne peut terminer sa phrase. Folle d'inquiétude, la Reine perd à moitié connaissance. Ses suivantes la soutiennent et l'entraînent vers sa chambre.

La Comtesse de Kervalac reste seule au chevet du Roi mourant.


*


Elise aux Petits Doigts, comtesse de Kervalac est penchée au dessus du Roi. Elle a mis son foulard sur la bouche du roi et serre.

Dans sa chambre, la Reine a repris connaissance. Elle voit toutes ses suivantes pressées autour d'elle et s'inquiète.


- Mon Dieu, mes Dames, vous avez laissé seul notre Roi !


Elle se relève et, toujours entourée de ses suivantes, se hâte vers les appartements du Roi.

Elise aux Petits Doigts entend des bruits de pas. Elle lâche le foulard et veut s'enfuir, mais trop tard, la Reine est là !

Bousculant tout le monde, la Comtesse s'enfuit, traverse la Tour de la Glacière, puis descend vers la Tour noire.


- Tirez le pont-levis, crie la reine.


Trop tard, Elise aux Petits Doigts a déjà passé les douves. Un archer tire une flèche mais la jeune femme est trop loin.


*


Un cadavre a été trouvé dans les douves du château.

C'est celui de la jeune servante maladroite.

Elle a été tuée d'un coup de dague dans la poitrine.

Que signifie ce nouveau crime ?


*


Les gardes ont retrouvé madame de Kervalac perdue dans la forêt, mais son mari le Comte lui a disparu.

Abandonnée par son mari, Elise aux Petits Doigts avoue tout.

Son mari a fui en Angleterre après avoir tenté d'empoisonner le Roi qui avait découvert qu'il était un traître. C'est lui qui a tué la jeune servante, sa maîtresse, qui - par fidélité au Roi- a tenté d'empêcher celui-ci de boire la coupe empoisonnée.


*


Deux semaines plus tard, le roi est guéri grâce à Pierre le Barbu.

Quand il apprend que le comte de Kervalac a fui en Angleterre, il arme ses troupes et va demander au Roi d'Angleterre de lui rendre le seigneur de Kervalac pour qu'il soit jugé de sa traîtrise, sinon une guerre éclatera.

Le Roi d'Angleterre refuse.

On entend des bruits de canon jusqu'à 20 kilomètres.

Qui gagnera ?


Auteurs : Olivia, Mathilde, Marc, Maelle, Charlène, Emile, Julie, Melissa, Marie F, Chloé, Erick, Hubert.



Aliénor et Olivier





Ce matin-là, au château de la Hunaudaye, Philippe de Tournemine prépare un banquet géant pour fêter son alliance avec Edouard de Dinan son ennemi juré depuis plusieurs années.

Le seigneur de Dinan a une fille, Aliénor. Elle est belle et jeune. Avec l'aide de ses suivantes, elle enfile une merveilleuse robe.

Dans le château de Philippe, tout est extraordinaire car Philippe aime montrer sa richesse. Le banquet sera extrêmement copieux, comme à son habitude et même les derniers servis auront encore de beaux morceaux.

Le soir venu, au moment où les invités et Philippe prennent place autour de la table du banquet, Aliénor, ravissante dans sa robe, fait son entrée. Olivier, le fils de Philippe, tombe amoureux au premier coup d'œil.

Les deux seigneurs fêtent leur alliance. Philippe, réputé pour son caractère rancunier et Edouard, prudent, prennent soin en trinquant de bien éclabousser le verre de l'autre pour être sûr qu'aucun poison n'est mêlé à son breuvage.

Toute la soirée, les invités dansent et boivent.

Pendant ce temps Aliénor et Olivier ne se quittent pas des yeux, et bientôt ils se retrouvent seuls dans une petite salle du château.

Que se passe-t-il entre Aliénor et Olivier ?

Peuvent-ils envisager une relation sachant que leurs pères sont si fraîchement réconciliés ?


*


Lorsqu'Aliénor revient à cheval en compagnie de son père, elle est encore toute bouleversée par la beauté d'Olivier. Le voyage lui semble court car elle pense toujours à lui.

La porte du château passée, la jeune princesse prend une décision : elle parlera à son père de cette alliance, et même s'il n'est pas d'accord, ça ne l'empêchera pas de revoir son Prince charmant !

Aliénor se lance alors et dit à son père :


- Père, je sais que vous n'êtes pas en parfait accord avec le seigneur de Tournemine mais...

- Ma fille je sais ce que tu veux dire, mais son fils n'est pas le mari exact que je recherche pour toi. Et puis, que m'apportera le peu de terre lui appartenant ? s'exclama le comte de Dinan. Non, pense plutôt à te marier avec le seigneur du Hautrang. Et n'oublie pas, ma chère enfant, que c'est moi qui décide ici !
- Mais père, s'il vous plait...

Le comte commence alors à sentir la fureur lui monter aux joues et réplique haut et fort.

- Vous savez peut-être que c'est un beau chevalier mais vous oubliez que son père en a empoisonné plus d'un ! Et je ne veux pas voir ma fille empoisonnée !


Il s'arrête un instant puis reprend :


- Alors maintenant, veuillez rejoindre votre logis. Que cette discussion soit claire entre nous


*


« Ma chère Aliénor

Ma bien-aimée, dès le premier regard, je suis tombé amoureux, un amour comme il n'en existe pas. Je rêve de vous chaque nuit. Une nuit sans vous, c'est une nuit de souffrance. Vos cheveux d'or et vos yeux d'émeraude ont fait chavirer mon cœur.

Puissions-nous nous revoir un jour !

Répondez-moi vite, je me languis de vous.

Votre prince Olivier

Votre chevalier du cœur »

 


Aliénor a juste le temps de glisser ce doux message dans son corsage quand son père vient frapper à sa chambre.


- Nous sommes invités à une partie de chasse la semaine prochaine par le seigneur Philippe. Son fils sera là.


Aliénor dissimule la joie que lui procure cette nouvelle


*


Tandis que tous sont occupés à la chasse, Olivier et Aliénor s'écartent peu à peu.


- Jamais mon père ne permettra notre mariage, soupire Aliénor.

- Alors fuyons ! Mon oncle nous accueillira et nous nous marierons dans la chapelle de son château !

La nuit tombe vite. Aliénor n'aime pas le noir. Elle commence à s'inquiéter. Ils croient entendre du bruit, puis plus rien quand tout à coup une chouette passe au-dessus de leur tête. Aliénor pousse un cri. Son cheval part au triple galop. Olivier la suit difficilement. Enfin le cheval d'Aliénor s'arrête au bord d'un lac. Les deux jeune gens s'assoient. Aliénor sanglote.


- Ne t'inquiète pas, je suis là, tout ira bien, lui dit Olivier.

- J'ai eu tellement peur !

Quand il prononce ses mots il voit au loin une faible lumière et se rappelle que le château de son oncle se trouve tout près d'un lac. Il annonce la nouvelle à sa bien-aimée.


- Aliénor, viens avec moi. Tu vois la lumière là-bas ? C'est le château de mon oncle !


Ils remontent sur leurs chevaux et se dirigent doucement dans le noir vers la lueur tremblotante des torches qui brillent en haut des tours.

Le pont-levis est levé, et les deux jeunes gens doivent attendre longtemps que les soldats aillent chercher le Seigneur Faustin l'astrologue et les fassent entrer.


- Quelle heure tardive pour venir me voir mon garçon ! s'exclame Faustin l'Astrologue. Mais tu n'es pas seul ?

- C'est que nous avons besoin de vous, mon oncle. Voici Aliénor de Dinan. Nous implorons votre protection et voulons nous marier dès cette nuit !
- Quelle impatience, dit en riant le vieil homme. Mais à vrai dire je vous attendais, j'avais prévu votre venue. Tout est prêt pour votre mariage !

*


Philippe de Tournemine a appris que son fils avait trouvé refuge chez son frère détesté, et qu'il avait épousé la fille du Duc de Dinan. Très en colère, il décide d'attaquer le château de Faustin pour s'emparer des deux jeunes gens.

Bientôt toute l'armée de Tournemine est réunie devant son château. Le départ est prévu à l'aube. Il leur faudra au moins deux jours pour se rendre chez le magicien, avec leur lourd matériel.

Le trajet se passe sans problème. Une fois arrivés face au château, ils montent les trébuchets et envoient les premiers projectiles. Mais Faustin l'astrologue a prévu cette attaque et il a mis en place une bonne défense. Les archers sont déjà installés à leur poste et lancent des flèches sur les assaillants. Certaines parties du château sont détruites mais les munitions de Tournemine s'épuisent.

Olivier le jeune, qui est un très bon chevalier, est parti au combat dès que le premier mur est tombé. Profitant de cette ouverture, quelques assaillants ont réussi à pénétrer dans le château mais ils ont été repoussés sitôt arrivés. Les flèches et les canons réduisent rapidement l'armée de Tournemine tandis qu'il y a peu de morts du côté de Faustin l'Astrologue.

Philippe de Tournemine, voyant ses troupes diminuer, s'est jeté lui-même dans la bataille. Une flèche lui transperce le cœur. Un cri de victoire salue cet exploit. Sans demander leur reste, les attaquants repartent en emportant avec eux la dépouille de leur maître.


*


- J'ai appris que le seigneur a été tué ? dit un paysan

- C'est vrai reprend un autre ?


La rumeur est confirmée.

Tous les paysans crient leur soulagement.

Le jeune Olivier et sa nouvelle épouse Aliénor la Belle sont accueillis avec enthousiasme par les villageois. Les anciens vassaux de Tournemine eux aussi sont venus faire allégeance à leur nouveau seigneur. Le corps de l'ancien Seigneur de Tournemine est enterré mais personne n'est triste et personne ne pleure. Nul ne regrette le vieux Seigneur rancunier et brutal.


*


Après avoir hérité du château de son père, Olivier le Jeune envoie un messager auprès du duc de Dinan.


Le messager revient chargé d'une invitation

« Le Comte de Dinan, seigneur de Bretagne convie sa fille Aliénor, et son époux à venir au château »


Les voilà en route pour le château de Dinan...

Arrivés à bon port, le jeune seigneur de la Hunaudaye et le vieux seigneur de Dinan restent un long moment en tête à tête.

Ainsi commence une longue trêve entre ces deux pays trop souvent ennemi.



Auteurs : Charlène, Nadège, Océane, Laura, Anaïs, Mathilde, Annaïg.

 

 


Les faux moines



- Mais tu es fou ! répond une voix

- Tu sais ce qu'on risque, justifie une autre voix
-  C'est le seigneur de Dinan en personne qui nous demande ça.
-  Mais si on se fait prendre la main dans le sac...
- On rôtit sur un bûcher dit une troisième voix, frissonnante
- Oui, mais si on revient sans le fils du seigneur...
- On est pendu, ça c'est sûr !

Je regarde la scène dans ses moindres détails : Trois moines qui parlent d'enlever le fils de notre bon seigneur... Comment ai-je bien pu atterrir au milieu d'une conversation de bandits alors que je suis venu prier tranquillement dans la chapelle du château. Quand j'ai entendu des voix, j'ai cru que c'était notre bon Dieu lui-même qui venait me consoler, mais en y pensant, pourquoi Dieu m'apparaîtrait-il, à moi, un chrétien de 12 ans !

J'ai voulu aller voir dans le confessionnal, mais quand les trois moines sont entrés dans la chapelle, j'ai juste pu me cacher à l'intérieur !


*


Je tousse car j'ai mal à la gorge. Erreur ! Les voix se taisent, puis l'une d'elles chuchote :

- Quelqu'un nous a entendus, il faut le rattraper et le tuer avant qu'il ne nous dénonce

Je réussis à me faufiler hors de la chapelle et à me glisser dans l'escalier. J'ai aperçu les robes de bure des moines. Je monte vers le chemin de ronde. Je me cache dans les latrines alors que les moines passent devant sans s'y arrêter. J'entends encore leur pas résonner.

Un des moines dit :

- Où est-il ? Il est impossible qu'il puisse s'enfuir alors que la herse est fermée. Il n'a pas pu non plus sauter par-dessus le mur, il est trop haut !

- Passe par là ! dit l'autre. Je continue droit devant. On se rejoint à la Tour de la Glacière.


Je reste blotti dans mon coin en espérant qu'ils vont abandonner leur poursuite. Demain j'irai me cacher dans la forêt... Non, je dois prévenir le seigneur !


*


Je me réveille transie alors que le jour se lève. Je sors avec précaution.

Horreur ! Un des moines surveille l'escalier et me repère !

Mais pourquoi étais-je là, moi qui n'ai que 12 ans, pour entendre ces choses atroces !

La petite porte est ouverte, je file comme une flèche vers la forêt encore noire.

J'entends les moines qui arrivent en courant, épuisés par cette course, et me maudissant.


- Je l'ai vu c'est un gamin, il faut s'en débarrasser dit un des moines en me cherchant du regard

- Je suis sûr qu'il n'est pas loin, il aura été fatigué avant nous, il se cache dans le coin dit l'autre.

Je retiens mon souffle, mais maladroit, je casse une vieille branche.

- Il est là !

Les trois hommes lèvent la tête vers mon arbre. L'un d'eux me repère et commence à monter à l'arbre. Une poussée d'adrénaline me vient et dès qu'il est à la hauteur de mon pied, je lui donne un violent coup sur la tête et il retombe par terre.

L'autre me dit :

- J'attendrai toute la journée s'il le faut, mais je t'aurais petite peste !

Je reste muet.

Fatigués par leur nuit blanche, les trois hommes s'endorment. La peur me tient en éveil. Je commence à descendre sans bruit et je pars à pas feutrés sans qu'ils s'en aperçoivent


*


Il faut que j'aille trouver le seigneur et que je lui dise tout ce que j'ai vu et entendu.

Je rentre dans la cour du château. Je m'adresse au conseiller du seigneur de Tournemine. Il est très étonné qu'un petit garçon de mon âge demande à parler en urgence au seigneur mais il dit oui.


- Seigneur je viens vous voir car hier soir je suis allé à la Chapelle prier pour ma mère qui vient de mourir.

- C'est pour m'annoncer la mort de ta mère qui tu viens me déranger, gronde le seigneur.
- Non, seigneur !
- Alors dépêche-toi car tu commences à m'énerver. Pour une fois que je suis de bonne humeur, ajoute-t-il en riant.
- Quand je suis allé à la chapelle, j'ai entendu et vu trois moines qui discutaient. Ils préparaient l'enlèvement de votre fils !
- Ce n'est pas parce que ta mère est morte que tu dois raconter n'importe quoi ! tonne le Seigneur. L'enlèvement de mon fils... ! Gardes, débarrassez-moi de ce moustique !

Je suis affreusement déçu. Moi qui pensais que le Seigneur allait me remercier, peut-être même me récompenser !

Et si j'allais voir dame Clothilde ? Elle peut-être me croira ?


*


Dame Clothilde est dans ses appartements. Elle se fait coiffer par sa servante Ariane, qui est mon amie. Quelle chance !


- Dame Clothilde, dame Clothilde, m'écrié-je, si vous ne m'écoutez pas votre fils se fera enlever !


Horrifiée par ce que je viens de dire, dame Clothilde pousse des cris car elle aime son fils plus que tout au monde.

Je lui raconte la conversation que j'ai surprise cette nuit et lui conseille de prévenir et de protéger son bien-aimé fils avant qu'il ne soit trop tard. Puis je m'en vais, aussi vite que je suis venu, et je croise une bande de gardes que les cris de dame Clothilde ont alertés.

Soudain tandis que je traverse la cour, j'entends la voix d'un des moines, mais c'est un chevalier vassal de notre seigneur qui parle. Celui qui lui répond à la voix d'un des deux autres moines.

Sans réfléchir, je remonte chez dame Clothilde.

Tout essoufflé, je lui dis que les trois moines sont là : le comte de Vendéac ; le comte de Gigondac et le comte de La Thièvre ! Ce sont eux qui se cachaient sous la robe de bure, je peux le jurer !


*


Dame Clothilde m'a empoigné par le bras et elle m'emmène chez son époux.


- Seigneur, cet enfant a découvert un complot contre notre fils. Il faut agir vite ! s'il lui arrivait quelque chose je ne vous le pardonnerais jamais.

- Quoi ! crie le seigneur en lâchant son verre de vin. Gardes ! Avec moi ! Vite !

Le seigneur me suit, et derrière lui cinq gardes !


- Ce sont eux ! dis-je en montrant du doigt les trois chevaliers qui cherchent à fuir mais n'en n'ont pas le temps et se laissent arrêter sans opposer de résistance.


Les trois hommes sont emmenés dans les cachots et enfermés.

La nuit venue, les gardes viennent chercher les prisonniers et les traînent dans une salle remplie d'instruments de torture.


- Si vous ne voulez pas parler, nous n'hésiterons pas à vous torturer ! Alors, qui vous envoie ?

- Jamais nous ne parlerons dit l'un des trois hommes.
- Tu ne veux pas parler, dit calmement le seigneur. Bien. Il dégaine son épée et d'un coup vif lui tranche la tête sous les regards horrifiés des deux autres.
- A toi, ordonne le seigneur au comte de Vendéac. Et vous, préparez la machine à écarteler !

Après avoir mis l'homme en position sur la machine, le seigneur demande encore.


- Parle !

- Non, jamais dit l'homme.

- Le seigneur fait un signe à un des gardes qui tourne la manivelle.

- AAAAAAAAAAAAAAh AAAAAAAAAAAAAAaah crie l'homme.

- Pour la dernière fois, parle !

- Non gémit l'homme

Alors le garde tire si fort sur la manivelle que les bras et les jambes s'arrachent d'un coup du corps de l'homme. Ensuite, le seigneur pour abréger ses souffrances lui enfonce son épée dans le crâne.


- A toi, maintenant dit le seigneur en se tournant vers le troisième chevalier félon.

- Non, pitié, je vais tout vous dire ! Nous étions envoyés par le comte de Dinan pour enlever votre fils, avoue l'homme.

- Très bien dit le seigneur, qu'on lui coupe les jambes et qu'on lui mette des garrots, puis qu'on l'attache à un cheval et qu'on le renvoie à son maître !

*


Dans le château du comte de Dinan un cri retentit.


- Sire, sire Un cavalier en vue !

- Ouvrez les portes ! ordonne le comte.


Le cavalier entre. A sa vue, le comte faillit vomir.


- Ses jambes coupées dégouttaient de sang malgré les garrots, l'homme vivait à peine.

- Sire... aaa ils ont aaa découvert notre plan...


Puis il tombe sur le sol, raide mort.

Le comte, outré par cette horreur hurle :


- Ah les infâmes ! Ils ont torturé mes hommes... Plus de quartiers, nous allons nous venger !


Aussitôt un sergent d'armes réunit ses hommes et leur ordonne de préparer quelques machines de guerre.

Deux jours plus tard, tout est prêt. L'armée du comte de Dinan se met en marche. Elle est composée de 250 fantassins, une trentaine de cavaliers, deux trébuchets et un bélier.

Le comte est fier de son armée.

Ils traversent la frontière, et commencent massacre et pillage.


- Ils ont torturé mes hommes, dit le Comte, nous n'aurons aucune pitié ! Tuez, volez tout ce que vous pourrez !


Et c'est ainsi que la guerre reprit entre Dinan et Hunauday.

 

 

Auteurs : Sophie, Alban, Morgane, Baptiste, Meroan, Simon, Augustin.

 

 


Le Chevalier Noir




Juste à côté d'un somptueux château se passe un tournoi entre le Chevalier Noir et Jacques le Monstrueux. Tous sont invités à regarder ces joutes, paysans, nobles, seigneurs...

Philippe le Long, seigneur du château de Brocéliande, est présent avec sa fille Ysabeau la Blonde.

Le tournoi se termine sur la victoire du Chevalier Noir. Il est venu à bout de tous ses adversaires. Il s'approche de Philippe le long pour recevoir les félicitations du Roi, s'incline, prend la main d'Ysabeau comme pour la baiser, et d'une brusque secousse, tire la jeune fille jusqu'à lui et part au grand galop vers la forêt...


*


Ysabeau s'est évanouie.

Quand elle reprend ses esprits, elle est attachée à la taille du cavalier par une épaisse ceinture. La nuit tombe, la forêt s'obscurcit. Une grande allée humide de brouillard se dresse devant le chevalier et la damoiselle.


- Où suis-je ? murmure Ysabeau.


- Ne craignez rien, ma Dame ! C'est à Philippe le bel votre grand-père, que j'en veux !

Un rugissement de loup résonne dans la forêt. Ysabeau, terrifiée, se serre contre le dos de celui qui l'a enlevée.

Il fait nuit noire maintenant.

Cela fait près de six heures qu'ils avancent.

Le Chevalier Noir s'arrête.


- Nous repartirons aux premières heures du jour, ma Dame.

Une chouette hulule. Ysabeau frissonne. Un renard inconscient s'approche d'elle, elle pousse un hurlement. Aussitôt le chevalier sort son épée à deux mains et transperce l'animal sans doute affamé.

Tandis qu'Ysabeau dort d'un sommeil léger, le chevalier noir veille.

Il se souvient.

Sur la place de grève, trois hommes vont être brûlés vifs sur ordre de Philippe le Bel. Trois Templiers. La foule rit de ces trois hommes. Un enfant de cinq ans regarde la scène avec horreur.

L'un des trois hommes est son père.

Après quelques heures, Le Chevalier Noir et Ysabeau la Blonde repartent dans le brouillard et la pénombre du petit matin.


*


Il était bien trop tard quand les cavaliers sont partis à la poursuite du Chevalier Noir.

Tous sont revenus bredouilles au bout de quelques heures. L'homme paraît avoir disparu, comme avalé par la forêt !

Philippe le Long envoie un messager à la recherche de ces trois meilleurs chevaliers.


- Celui qui ramènera ma fille obtiendra sa main et mon royaume ! promet-il

- Je traverserai la mer et je la retrouverai, dit Morvolt le Pieux

- Je parcourrai toutes les terres connues dit Jérémy le Généreux

- J'explorerai la forêt lance Jacques le Monstrueux

- Alors partez, beaux chevaliers. Et ramenez- moi ma fille !


*


Les années passent.

On apprend la mort de Morvolt le Pieux, noyé dans l'océan.

Jérémy le Généreux lui aussi est mort, d'une maladie.

Seul Jacques le Monstrueux continue à chercher Ysabeau la Blonde.

Un jour que le Chevalier Noir est parti à la chasse, Jacques le Monstrueux entend une voix mélodieuse qu'il reconnaît aussitôt. C'est celle d'Ysabeau la Blonde !

Il suit cette jolie voix et atteint le château pourtant bien caché du Chevalier Noir.

Il voit la jeune fille qui chante à sa fenêtre. Le château n'est pas gardé. Le pont levis est baissé. Il entre et se saisit d'Ysabeau malgré ses protestations.

Impatient de profiter de sa future femme, Jacques le Monstrueux tente de faire violence à la blonde Ysabeau, mais le Chevalier noir qui était parti à la recherche de sa Dame arrive et coupe en deux le chevalier comme il avait autrefois transpercé le renard.

Ysabeau supplie le Chevalier de la ramener chez son père.


- Je plaiderai votre cause, dit-elle.


Le Chevalier sait qu'il va à la mort mais par amour pour la belle Ysabeau. Il accepte.

A peine arrivé au château, Philippe le Long le fait emprisonner et le condamne à mort, mais sa fille lui dit :


- Père, c'est lui qui m'a sauvée

- De quoi t'a t-il sauvé ? N'est-ce pas lui qui t'a enlevée trois ans durant à notre amour

- Père, il m'a sauvée de Jacques le Monstrueux qui voulait me faire violence !

- Te faire violence ! Jacques le Monstrueux ! Le meilleur et le plus fidèle de mes chevaliers !


Ysabeau regarde son père.


- Doutez-vous de moi, père !

- Non... Non ma fille. Je suis si heureux de t'avoir retrouvée !

- Père j'ai encore une faveur à vous demander.

- Demande-moi ce que tu voudras.

- Je veux que le Chevalier Noir retrouve les biens dont son père Le Templier a été privé par votre père Philippe le Bel. Et qu'il devienne mon époux !

Les noces eurent lieu dans la joie et la bonne humeur. Le Chevalier Noir prit la succession de Philippe V.

Lui et sa femme eurent beaucoup d'enfants.

 

 

Auteurs : Cynthia, Mégane, Isabelle, Pierre, Juliette, Solène, Coline.



Le chevalier sans visage




Une clameur s'élève des gradins, un concurrent est mis à terre par un mystérieux chevalier dont le heaume blanc ne laisse rien deviner de son visage. Ce chevalier que la plupart des gens soutiennent fait preuve d'une bravoure hors-norme. Il est réputé pour ses nombreuses victoires. Les trompettes sonnent la fin des combats et le début des joutes. Le premier chevalier s'avance, face à lui, le Mystérieux attend, lance levée. Le seigneur donne le coup d'envoi. Les deux hommes se lancent au galop. C'est le choc. Le Chevalier sans visage l'évite avec souplesse tandis que l'autre est projeté à terre. Le suivant est un des hommes d'élite du Duc de Dinan qui jusqu'à ce jour n'a jamais perdu. La foule se tait. La tension monte. Les deux hommes s'observent. C'est le départ. Ils s'engagent et en quelques secondes, sans qu'on comprenne comment, l'homme de Dinan est à terre. Le public est perplexe. Quelques murmures montent, certains applaudissent, et d'un coup tout le monde encourage ce Mystérieux. La scène se reproduit plusieurs fois jusqu'à ce que plus aucun combattant ne soit en lice.

Le Chevalier sans visage s'avance alors vers le seigneur de Tournemine.


*


Il s'avance lentement jusqu'à la tribune, s'arrête, regarde droit devant lui sans bouger. Le seigneur lui demande d'enlever son heaume. Il semble hésiter. Qui se cache sous ce heaume blanc ? Le suspense est à son comble. Quel est le visage du vainqueur ? Les dames sont les plus excitées. Est-il beau ? Ou au contraire a-t-il un visage monstrueux ? Il pose les deux mains sur le haut de son casque, hésite encore, le soulève enfin. Il a de longs cils et des lèvres pulpeuses, quasi féminines. Il enlève maintenant la capuche de maille qu'il porte sous son casque et libère une masse de cheveux. Tout le monde regarde avec stupéfaction la longue et épaisse chevelure blonde qui tombe avec légèreté sur la lourde armure de fer et d'acier. Les dames sont déçues, le peuple attend la réaction du seigneur mais celui-ci reste figé comme si quelque chose le retenait.


Alors le chevalier, ou plutôt la chevalière commence à chanter d'une voix claire :


« Je t'aime du fond du cœur et sans pensée vilaine

ton corps est gracieux, tes lèvres sont de laine

tu as ravi mon cœur tu es ma suzeraine

un jour passé sans toi et je suis dans la peine

Chanson envole le toi et dis lui que je l'aime

C'est une jeune dame douce et fort plaisante

Belle et courtoise, rieuse et avenante »


Nombreux sont ceux qui ont reconnu cet air qu'ils entendaient la nuit, venue du château. Les rumeurs alors allaient bon train. Les uns disaient que c'était un fantôme, d'autres parlaient d'une sorcière, une femme avait dit-on disparue, et l'on soupçonnait le comte des pires horreurs...


- C'est moi... Votre fille que mon frère, ce Bâtard, a gardée enfermée des années durant... Je viens lui demander aujourd'hui réparation ! J'exige un duel à mort avec celui qui se prétend votre fils


L'ambiance est monstrueuse.

Les deux chevaliers se préparent au combat. Le chevalier blanc a remis sa capuche et son heaume. Le seigneur donne le coup d'envoi. Ils s'élancent. Les deux chevaux se rapprochent. Malgré les coups personne ne tombe, mais soudain un coup plus fort et le fils du Comte tombe et ne se relève pas.

Le père court vers la dépouille de son fils.

Le chevalier blanc part sans se retourner.

A la mort du Comte on la vit revenir, toujours vêtue de son heaume blanc.

Elle devint reine et changea beaucoup de choses dans le royaume !

 

 

Auteurs : Pierre-Marie, Arthur, Anthonin, Tanguy, Tony, Aurianne, Dylan, Jules-Marie.


Par Hunaudaye - Publié dans : nouvelles
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